Indicateurs Services Ecosystémiques Genève

Client: OFEV, SERMA

Financement

Financé par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), programme RPT (2016-2018), ainsi que par le Service de l'environnement et des risques majeurs de l'Etat de Genève (SERMA, Office cantonal de l'environnement).

Description

Un des grands défis de notre société est de protéger des biens communs tels que la biodiversité et les biotopes naturels. L'approche des services écosystémiques (SE) permet de mettre en lumière les multiples bénéfices que ces éléments apportent à notre société. Ce concept est actuellement mobilisé par GE-21 dans le cadre de deux projets similaires.

Le premier, pour le compte de l'OFEV, vise à explorer les relations complexes entre biodiversité, services écosystémiques et bien-être, afin de répondre à la question suivante : Est-ce que les services écosystémiques peuvent renforcer le développement d’une stratégie de protection de la biodiversité pour garantir un maintien?

Le projet INDICATEURS-SE s’engage à réaliser :

  • des cartes des indicateurs pour les services écosystémiques développés par l’OFEV (2011) ;
  • des analyses qui mesurent l’association spatiale entre les services écoystémiques et les index traditionnels de la biodiversité (carte des milieux, connectivité, richesse des espèces, rareté, etc.).


Le second projet, lié au SERMA, à Genève, étudie la faisabilité et la manière d'introduire les services écosystémiques dans les Evaluations environnementales stratégiques (EES), un outil d'aide à la décision sur le plan environnemental mobilisé dans le cadre de planifications directrices ou sectorielles et autres projets d'aménagement.

Le projet SE-EES a pour objectifs de :

  • effectuer une étude de faisabilité quant à l'intégration des services écosystémiques dans les EES ;
  • réaliser des fiches d'indicateurs des SE.

Cartes et données

Le tableau ci-dessous présente les différents indicateurs développés pour le projet SE-EES. Le travail est en cours : les cartes sont donc susceptibles de changer et les données ainsi que les fiches seront mises à disposition ultérieurement.


Indicateur Carte Description Données
et instructions
Richesse floristique

La richesse floristique est le nombre d’espèces de plantes vasculaires par unité de surface sur le canton de Genève. Ce chiffre est utilisé comme un des indicateurs principaux de la "biodiversité". Le nombre d'espèces est modélisé pour chaque polygone de milieux naturels (MN) (avec une précision de 25 mètres). Une valeur élevée signifie que de nombreuses espèces sont susceptibles de se trouver dans ce milieu. Sur un périmètre d’étude donné, il est donc possible d’obtenir une estimation de la richesse typique (médiane, moyenne), de comparer ces estimations à des valeurs cantonales, mais également d’identifier les surfaces au sein du périmètre qui sont particulièrement riches ou pauvres en espèces.

Instructions:

Fiche Richesse floristique

Données:

couche vecteur (format shp)
Naturalité locale

La naturalité locale décrit l’ampleur de la déviation de l'état naturel potentiel causée par l'impact des activités humaines sur un sol. Elle est obtenue par une reclassification de la carte des milieux naturels genevois en cinq catégories allant de 0 (sol anthropique imperméable) à 4 (sol "sauvage", avec une intervention humaine minimale). Cette proposition de classification représente la synthèse de données bio-physiques selon un système de valeurs culturelles, et celui-ci est susceptible d'évoluer avec le temps ou bien au gré des projets. Instructions:

Fiche Naturalité locale

Marche à suivre détaillée


Fragmentation du paysage ("mesh-size")

Le "mesh-size" représente la probabilité que deux points choisis au hasard dans une zone donnée soient connectés. Plus la taille effective de maille est faible, plus le paysage est fragmenté. Cet indice permet de quantifier la fragmentation d’une entité indépendamment de sa taille, ce qui facilite les comparaisons d’une entité à une autre. Les routes d’importance, zones bâties et rivières sont notamment susceptibles de représenter des barrières physiques à la connectivité qui réduisent le mesh-size, car plus il y a de barrières dans le paysage, plus la probabilité que deux points soient connectés est faible. Une valeur élevée est donc souhaitée.

à venir
Zones calmes

Cet indice quantifie les zones calmes du canton (nuisances sonores diurnes liées au trafic routier, ferroviaire et aérien inférieures à 45 dB) qui sont également des surfaces "naturelles", définies ici comme ayant un score de naturalité supérieur ou égal à 2, et considérées comme propices à la détente. Cet indicateur capte les services écosystémiques de ressourcement, détente et spiritualité ou communion en lien avec la nature. à venir
Surface de canopée

La surface de canopée est un indicateur de plusieurs services écosystémiques liés aux arbres, dont le rafraîchissement du microclimat, l’épuration des microparticules, l'atténuation des précipitations orageuses, les services socioculturels de détente, ceux de soutien à la biodiversité, etc. à venir
Perméabilité du sol

Cet indicateur mesure l’impact d’un projet sur l’imperméabilisation du sol, qui est considérée comme néfaste pour des raisons tant biologiques qu’hydriques. De nombreux services écosystémiques comme la séquestration du carbone, la fixation de l'azote et l'infiltration des eaux de pluie dépendent en effet d’un sol "vivant". à venir
Corridors biologiques

Les corridors biologiques représentent des surfaces nécessaires à la connectivité biologique pour la faune dans le canton et sa région. Les corridors jouent des rôles à divers niveaux (du local au suprarégional). Les tracés ne sont pas toujours exacts et doivent servir de repères, c’est-à-dire qu’une zone perméable et peu fragmentée à proximité du tracé peut être considérée comme faisant partie du corridor et importante pour la connectivité naturelle.

à venir
Infrastructure écologique

L’infrastructure écologique (IE) est issue d'un diagnostic de la qualité biologique qui quantifie la valeur naturelle (définie ici par la biodiversité, la connectivité biologique et les services écosystémiques) de toute la surface cantonale. Selon les objectifs d'Aichi fixés en 2010, l’infrastructure écologique doit couvrir une surface équivalente à 30% du territoire cantonal. Elle doit être agencée de manière à représenter la biodiversité, les services
écosystémiques et ses besoins en connectivité. Ces meilleurs 30% de surfaces "naturelles" sont obtenus par les 13% du territoire classés en zones protégées et les 17% supplémentaires composés de biotopes relais, c'est-à-dire des espaces qui garantissent la
connectivité à l’échelle du territoire. L'infrastructure écologique est donc la partie du territoire qui représente sa qualité biologique de manière synthétique.
à venir


Porteurs de projet

Martin Schlaepfer (Université de Genève et GE-21) et Bertrand von Arx (Etat de Genève).


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